jeudi 11 mars 2010

Centre commercial en ruine-Zaatari commercial center-Saïda






Les ruines contemporaines m'ont toujours fasciné est particuliérement celles qui se trouvent hors de Beyrouth. J'ai un faible pour les ruines des années 70 ou 80. Ça correspond tellement à notre histoire entremêlée de guerre et de paix et de projets fous. La fameuse résilience du peuple libanais qui continuait à investir, mettre en oeuvre des projets qui peuvent nous paraître fous aujourd'hui sachant l'insécurité autant humaine qu'économique que vivait ce pays à ces époques.
Saïda ville ancestrale qui a plus de 35 siécles derriére a évolué à son rythme. Une cinquantaine de milliers d'habitants, des problémes écologiques assez graves mais un charme qu'on ne retrouve plus si facilement au Liban aujourd'hui. Un centre commercial à moitié abandonné à quelques centaines de métres du vieux port m'a toujours attiré, pas une seule fois ou je ne vais à Saïda et je ne passe le voir. L'histoire est assez confuse, un entrepreneur de l'époque avait du croire bon ouvrir la ville à un mode de vie importé d'ailleurs. 3 étages une centaines de boutiques, un ascenceur comme je n'en ai jamais vu, des tapis roulants. Projet qui date de 82 selon quelques locataires qui hantent cet immense complexe. L'histoire dit que l'entrepreneur avait plus ou moins disparu et donc il me répétait en arabe "ce centre n'a jamais eu de chance"!!

dimanche 21 février 2010

Le retour


Il le fallait bien, aprés tous ces mois réintegrer mon blog.
Il est un temps ou le silence vaut mieux que des mots ou des images.
Pour les news Beyrouth danse toujours autant, même si plus grand chose ne va
(destruction massive et accélére), excés en tous sens. En 2010 le Liban est au pic de tout.
Alors toujours pour bien repartir en beauté mes petites trouvailles soukés. Ça permet de garder le moral. Ici un vynil d'une inconnue du nom de Jackie qui chante Beyrouth en 1983, il fallait avoir envie à ce moment là. J'ai flashé sur cette pochette abimé qui a du être trés ballotée (peut-être comme Balthazar) pour arriver entre mes mains dans cet état. Aujourd'hui Jackie est entre de bonnes mains.

lundi 24 août 2009

Pathos





Enfin Pathos au sens de lien avec le pére. Sujet fortement psychanalitique mais aussi le lien est purement porté sur nos points de communs. Il y a quelques années j'ai decouvert chez mon pére ce carnet qu'il tenait en 1960. Il allait beaucoup au cinéma et reportait systématiquement le nom des films et le nom des acteurs. Plus de 200films écrits à la main. Le hasard est que depuis mon adolescence je faisais ce genre de listes à la main et je numérotais les films et les livres que je lisais ou regardais. Evidemment je ne connaissais pas l'existence de ce carnet. Alors pur hasard ou lien génétique?

Peter Saville






Une étrange ressemblance avec qq'un qu'on connaît. Et aussi un immense graphiste.
Avec Factory Records il a crée l'une des plus fortes identités visuelles pour la musique.
Considéré comme un pionner de la typographie moderne, son travail ne cesse de m'inspirer.

jeudi 13 août 2009

Planète Plus


D'une flânerie à Hamra, P et moi sommes tombés sur ce sublime magazine des années 70.
Ce numéro est consacré à Bob Dylan et la Beat generation.
L'édito d'Allen Ginsberg, des textes de Marc de Smedt, Philippe Paringaux...un entretien avec William Burroughs.
L'édito
"L'aube des Temps! Homme ton alarme retentit dans les myriades de douces matinales et dans chaque rue voiturée déséspérante! des Saints attendent dans chaque métropole
le Message pour le l'Assassinat de la vieille idée, que cet oeil-dieu de 20 000ans que l'Homme pensait être le mystére de l'être secret,
insupportable juge au Ciel, Dieu étranger sans mains, sans langue pour le malheureux qui demandera sur son lit de grâce sur son lit de mort-Oh j'ai vu cette mort
Pieuvre Noire, avec des antennes acérées surnaturelles émettant par vaque des rayons terrifiants contre ma conscience, énorme Boule aveugle invisible derrière les chambres de l'univers-un pas/un homme-une nullité-Nullipapa-"
Allen Ginsberg

vendredi 7 août 2009

Un été 2009 à Beyrouth





Il fait trés trés chaud nos cerveaux sont embués d'humidité mais...un petit coin de mer suffit pour reprendre son souffle