Affichage des articles dont le libellé est figuration narrative. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est figuration narrative. Afficher tous les articles

mercredi 15 juillet 2009

Cremonini voyeur



Alberto Moravia aurait écrit un catalogue sur Cremonini
"Les vacances de Cremonini"
Sa peinture un peu inquiétante met en scéne l'univers de la quotidienneté, des chambres, des salles de bains, des rues, des jardins et surtout des plages. Beaucoup d'enfants voyeur, saisis debout courant ou épiant les adultes. Ces enfants selon Moravia sont des enfants excités et avides déformés par leur envie d' épier. Le complexe d'Oedipe dont ils sont clairement affectés leur suggére constamment que au delà des portes il se passe quelque chose.
L'importance de l'océan immense et limpide dans ces scénes de plage se distingue du réel et du désir dans le monde des hommes.
Ce que j'aime dans la figuration narrative c'est l'histoire imprécise qui s'y joue et surtout ce double regard qu'on porte à notre quotidien. La salle de bain peut devenir une identité du désir, un miroir, un buste antique. Tout nous renvoie à notre voyeurisme mais aussi à notre sens et notre intelligence.

mardi 14 juillet 2009

Monory coup de coeur





A la lecture de mon livre passionnant sur la création plastique en France, j'aime a partager mes différents coup de coeur. Jacques Monory deblaye assez vite le terrain pour laisser place à une biographie fantastique.
"Par son monochromatisme et par son trait il tourne le dos à Cezanne en représentant la représentation avec des moyens nouveaux. "moyens de reproductions mécanique" dira Walter Benjamin. Des images allégoriques, des rêves d'enfants ou des terreurs intimes. Des instantanés qui provoquent chez le spectateur une émotion ou un malaise.
Ce qui semble efficace c'est la déconstruction de l'image par un réalisme bleuté par exemple. Finalement des images qui ne montrent jamais vraiment ce qu'ils ont l'air de montrer. Le réel est mis en cause."
"qui parle de réalisme sans un désir de meurtre est pris au piége de cet idéologie".
"En peignant des images apparemment réalistes et en les faisant bleues, j’indiquais la réalité et la non-réalité". Jacques Monory