lundi 6 juillet 2009

Klein et le Vide


A la lecture d'un livre d'art datant de 1981, je relis inlassablement cette petite histoire que j'aime à raconter souvent. L'inauguration du bleu de Klein. En 1958, à Milan il convia 2000 personnes, acceuillis par des gardes républicains en grande tenue à la galerie Iris Clert. "Les murs étaient nus, il n'y avait rien à voir. Seul élement pictural peut-être un cocktail offert aux invités qui colorait les urines en bleu...tout le monde eu ce privilège intime de voir jaillir le lendemain matin un monochrome bleu d'Yves Klein." Aprés on sait ce que l'on sait, femmes enduites de couleur, peindre en attachant une toile sur sa voiture, jets de gaz incandescent sur toile. Ce qu'il voulait atteindre c'était au bout de sa recherche réussir à peindre tout en ne faisant rien du tout.
Comme dit l'auteur du livre, pour Klein l'art est la liberté totale, la vie.

Fouilles à Beyrouth


Tout le monde le sait Beyrouth est plus spécifiquement Achrafieh est devenu le lieu de la construction sauvage sans foi ni loi. Tous les jours une maison ancienne un immeuble des années 20 s'effondre devant nos yeux incrédules. Puis à ce moment c'est la découverte de ruines romaines. Cela fait plus d'un an maintenant que j'assiste à ce spectacle désolant. Des archéologues s'affairent ensuite pour qqs semaines le temps de photographier les ruines, les répértorier puis c'est la disparition totale et finale de notre histoire. Un gros entrepreneur fera sa tour d'ivoire au goût douteux et il n'y aura plus que nos photos pour s'en souvenir!!!

mercredi 1 juillet 2009

Beyrouth c'est ça ausssi


Un ami photographe, Tarek Moukaddem a fait une serie de photos des nuits beyrouthines qu'on a tant aimé et qu'on peut encore aimer partiellement. Cette photo fut prise lors de la soirée Anticorps (un concept de soirée crée avec Philippe et Dalila). Celle ci se passait comme les deux dernières au Royal Garden Hotel dans un night club qui n'a pas bougé depuis 1970. Sur cette photo Philippe et Nick aux platines, Basile jeune prodige mélomane et Richard meilleur danseur et look de sa géneration.

vendredi 26 juin 2009

Ali Assi



La rencontre avec ce calligraphe arabe traditionnel était aussi un voyage dans le temps. Le rendez-vous dans son bureau du Palais de l'Unesco déserté, le face à face, sa maniére de nous parler de l'amour qu'il a de son métier et sa générosité m'ont fait un bien fou dans un début de journée épuisant de chaleur, d'embouteillages et de bruits. Un petit moment de paix.
Un cadeau de sa part fut mon nom dessiné live à l'encre devant moi.

Atelier de reliure




Aujourd'hui, dans tout, Beyrouth sentait les années 80. Ma découverte de ce petit atelier de reliure qui n'a pas bougé depuis 30 ans confirmait mon sentiment de ce matin. L'affiche de Bachir Gemayel decrépi, le petit vieux qui semble ne pas avoir bougé d'ici depuis cette époque, la lumiére au néon. Je pouvais en étant chez eux entendre la radio dire que c'est bientôt le couvre feu et le bruit des premiers obus. Je sais pas c'était tout juste fou, un vrai voyage dans le temps.