vendredi 26 juin 2009

Ali Assi



La rencontre avec ce calligraphe arabe traditionnel était aussi un voyage dans le temps. Le rendez-vous dans son bureau du Palais de l'Unesco déserté, le face à face, sa maniére de nous parler de l'amour qu'il a de son métier et sa générosité m'ont fait un bien fou dans un début de journée épuisant de chaleur, d'embouteillages et de bruits. Un petit moment de paix.
Un cadeau de sa part fut mon nom dessiné live à l'encre devant moi.

Atelier de reliure




Aujourd'hui, dans tout, Beyrouth sentait les années 80. Ma découverte de ce petit atelier de reliure qui n'a pas bougé depuis 30 ans confirmait mon sentiment de ce matin. L'affiche de Bachir Gemayel decrépi, le petit vieux qui semble ne pas avoir bougé d'ici depuis cette époque, la lumiére au néon. Je pouvais en étant chez eux entendre la radio dire que c'est bientôt le couvre feu et le bruit des premiers obus. Je sais pas c'était tout juste fou, un vrai voyage dans le temps.

jeudi 9 avril 2009

Pigeons


Paris comme tt le monde le sait c'est beaucoup de pigeons et la derniére fois alors que j'attendais un homme, ceux là m'ont interpellé. Il ressemblait à des pions sur un damier. C'était Place St Sulpice il faisait beau et froid. Un couple de jeunes japonais à mes côtés s'endormait sur un banc, j'imaginais qu'ils étaient en jet lag...et moi je rêvais à quoi je ne sais plus. Probablement à des rêves de midinettes dont je finirais par me debarasser un beau jour j'éspère!!

dimanche 5 avril 2009

Al Service


Bon à tout avouer je crois que je suis la derniére habitante de Beyrouth à ne pas conduire. A vrai dire les circonstances ne m'ont jamais aidé mais ici on a finalement le meilleur transport au monde les taxis collectifs où service. Selon notre chemin il nous emméne où on veut. Pour pas plus d'1 $ on peut aller d'un bout à l'autre de la ville. Je crois que j'ai pu y vivre tout genre d'expériences, tous les extrêmes s'y côtoient, c'est vraiment là ou on sent le pouls de la ville.
Et malgré qqs expériences gênantes souvent des moments magiques surgissent. Une conversation de deux beyrouthins sur la vie, un fond de musique arabe. Le son est trés important finalement et la derniére fois je n'ai pas pu m'empêcher de photographier la radio qui passait un jeu stupide de quizz.

mardi 17 mars 2009

Anywhere out of the world


Ce dessin que je viens de faire est à patir d'une photo de moi en été dans un chalet à Jounieh.
Le soleil de plomb sur la terrasse, la peau salée et bronzée, les livres de Tintin, le gazon tondu, le bruit de la piscine au loin, les dalles de béton, le bruit des palettes de tennis, le walkman dans mes oreilles, les baisers derriére les buissons.............

vendredi 13 mars 2009

Ultra Vivid scene


Cette cassette était l'une des premiéres que j'ai acheté de rock indé. A l'époque j'avais à peine 18 ans et je lisais bien evidemment Les Inrocks. Je n'ai jamais su grand chose de ce groupe qui s'est éteint assez vite d'ailleurs. Mais le son dés que je l'écoute me raméne directement à mes 17ans, à ma chambre à Paris. Moi assise devant ma chaîne Technics et rêvant de beaux chanteurs, de folles histoires d'amours et d'aventures incroyables. Oui je l'avoue le rock indé a établi en moi un imaginaire assez fou, pas toujours autodestructeur d'ailleurs. Du coup il y a en a qui écoute de la musique classique pour se calmer, moi c'est du rock indépendant.
Je crois bien que les éxpériences sonores ou visuelles de notre adolescence nous poursuivent à tout jamais. L'énergie est telle à ce moment là que des bribes nous y parviennent encore trés longtemps aprés!